🏷️ Classes de drones

Classes C0 à C6 : comprendre l’étiquette de votre drone

La classe d’un drone, c’est son marquage technique. Pour les usages courants, on parle surtout de C0 à C4. Les classes C5 et C6 existent aussi, mais elles concernent surtout des usages professionnels plus encadrés.

Un télépilote examine le marquage de son drone avant de voler.
Repère : cet article développe uniquement les classes de drones. Pour revenir à la vue d’ensemble, consultez la page Réglementation.
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Pourquoi la classe du drone compte ?

La classe ne vous donne pas automatiquement le droit de voler partout. Elle vous aide à comprendre le type de drone que vous utilisez et les obligations possibles.

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Les démarches

Selon la classe, il peut y avoir formation, enregistrement exploitant ou identification à distance.

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La manière de voler

La classe aide à savoir si l’on se rapproche plutôt d’un cadre A1, A2, A3 ou spécifique.

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La zone reste prioritaire

Un drone conforme peut rester interdit dans une zone donnée. La carte officielle reste indispensable.

ZOOM SUR LE PREMIER KILOC0C1250 g900 g01 kgÉCHELLE COMPLÈTE4 kg25 kg10 kg20 kgC2C3 · C4C3 et C4 partagent la même masse maximale : ce qui les sépare, c’est l’équipement embarqué, pas le poids.
Les seuils de masse des classes C0 à C4, dessinés à l’échelle. Presque tout le loisir se joue dans le premier kilo — d’où le zoom du haut. Les classes C5 et C6 ne figurent pas ici : elles relèvent de la catégorie Spécifique.

Tableau simple des classes C0 à C6

C0 à C4 concernent surtout les usages simples en catégorie Ouverte. C5 et C6 marquent le passage vers certains scénarios professionnels en catégorie Spécifique.

Classe Repère simple Cadre habituel Formation / examen À retenir
C0 Moins de 250 g Catégorie Ouverte Pas d’examen obligatoire, formation recommandée Le cadre le plus souple, mais pas libre partout.
C1 Moins de 900 g Catégorie Ouverte OPEN A1/A3 Premier vrai palier de contraintes.
C2 Moins de 4 kg Catégorie Ouverte OPEN A1/A3, puis OPEN A2 / BAPD si vol en A2 Peut ouvrir l’usage en A2, sous conditions.
C3 Moins de 25 kg Catégorie Ouverte OPEN A1/A3 Usage loin des personnes, avec identification électronique embarquée.
C4 Moins de 25 kg Catégorie Ouverte OPEN A1/A3 Aéromodélisme traditionnel, piloté entièrement à la main, sans aide automatique.
C5 Usage professionnel encadré Catégorie Spécifique CATS + formation pratique adaptée au scénario Classe associée au scénario standard européen STS-01.
C6 Usage professionnel encadré Catégorie Spécifique CATS + formation pratique adaptée au scénario Classe associée au scénario standard européen STS-02.
Important : ce tableau donne une lecture simple. Il ne remplace pas la notice du fabricant, AlphaTango, la carte officielle des zones ou les textes en vigueur. Le détail des formations et examens de la quatrième colonne est expliqué dans le parcours A1/A3, BAPD, CATS.

C0 à C4 : les classes les plus utiles au grand public

Pour un particulier ou une personne qui découvre le drone, c’est généralement ici que tout commence.

C0 — moins de 250 g

Le cadre le plus souple, mais pas sans règles

C’est la classe des petits drones grand public. Les démarches sont souvent allégées, mais les règles de zone, de hauteur, de vie privée et de sécurité restent applicables.

Un point que beaucoup ignorent : si votre drone C0 possède une caméra et qu’il n’est pas officiellement classifié comme jouet, vous devez vous enregistrer comme exploitant sur AlphaTango, même si le drone fait moins de 250 grammes. C’est vous qui vous enregistrez, pas simplement le drone. La démarche est gratuite et se fait en ligne en quelques minutes. En revanche, l’examen A1/A3 n’est pas obligatoire pour un C0, même s’il reste fortement recommandé pour mieux comprendre les règles de base.

Ce cadre pourrait évoluer : le 18 septembre 2026, l’EASA a proposé d’abaisser à 100 grammes le seuil de l’enregistrement, de l’examen et de l’identification à distance. Ce n’est qu’une proposition, rien ne change aujourd’hui — ce que propose l’EASA, et ce qui ne change pas.

C1 — moins de 900 g

Le premier palier de contraintes

Les drones C1 sont souvent des drones photo / vidéo performants, capables de s’approcher des personnes dans un cadre précis. C’est ici que les choses deviennent plus sérieuses par rapport au C0.

Première différence importante : l’examen A1/A3 devient obligatoire. Il n’est plus seulement recommandé comme pour le C0. Deuxième différence : le drone C1 doit embarquer une identification directe à distance. Concrètement, il diffuse pendant le vol des informations permettant de l’identifier, un peu comme une plaque d’immatriculation électronique lisible par les dispositifs prévus à cet effet. L’enregistrement comme exploitant sur AlphaTango est également obligatoire.

C2 — moins de 4 kg

La classe qui peut ouvrir l’usage en A2

Un drone C2 peut permettre de voler dans un cadre plus proche des personnes, mais seulement avec les compétences et conditions prévues pour A2.

C3 et C4 — moins de 25 kg

Des drones à utiliser loin des personnes

Ces deux classes concernent des drones pouvant aller jusqu’à 25 kg. Elles s’utilisent uniquement en sous-catégorie A3 : pas de survol de personnes non impliquées, et vol à distance des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou récréatives. Ce n’est pas le point d’entrée habituel pour une personne qui découvre le drone.

La classe C3 : des drones techniquement équipés

Le C3 a été conçu pour des drones de taille importante, jusqu’à 25 kg et avec une dimension caractéristique inférieure à 3 mètres. Pour exister en tant que classe C3, un drone doit embarquer des systèmes électroniques comme l’identification directe à distance et la géovigilance.

L’identification directe à distance permet au drone de diffuser pendant le vol des informations permettant de l’identifier : numéro d’exploitant, position, hauteur ou encore trajectoire selon les cas. La géovigilance, elle, est une aide à l’information : elle peut alerter le télépilote lorsqu’un risque de franchissement d’une limitation connue est détecté. Ce n’est pas un système de blocage automatique, ni une garantie que toutes les zones interdites sont connues.

Cette nuance vaut le détour, car c’est une des sources de malentendu les plus fréquentes : géovigilance et géo-barrières détaille ce que la machine sait vraiment, d’où viennent ses données, et pourquoi elle peut se tromper dans les deux sens.

La classe C4 : l’esprit aéromodélisme traditionnel

Le C4 existe pour permettre à certains aéromodèles prêts à voler — avions, planeurs ou hélicoptères radiocommandés — d’entrer dans un cadre réglementaire européen. Un drone C4 ne doit pas disposer de modes de contrôle automatique, à l’exception d’aides très limitées comme la stabilisation ou une assistance en cas de perte de liaison.

En clair : pas de navigation automatique, pas de trajectoire programmée, pas de pilotage automatique comparable à celui d’un drone caméra moderne. Le pilote garde la maîtrise du vol à la main. C’est pour cela qu’un C4 ne comporte pas les mêmes systèmes électroniques qu’un C3.

Ce qui est identique entre C3 et C4

Les deux classes partagent le même cadre de vol : sous-catégorie A3, examen A1/A3 obligatoire, et vol à distance des personnes et des zones habitées. Ce qui les distingue, c’est surtout le contenu technique du drone, notamment la présence ou l’absence de systèmes électroniques embarqués.

C5 et C6 : le passage vers le monde pro

On en parle ici pour que vous sachiez que ces classes existent, mais elles ne concernent généralement pas le premier drone d’un particulier.

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C5 : scénario STS-01

La classe C5 est associée au scénario standard européen STS-01, en catégorie Spécifique. On entre alors dans un cadre plus professionnel : déclaration, procédures, formation et préparation plus encadrées.

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C6 : scénario STS-02

La classe C6 est associée au scénario standard européen STS-02, également en catégorie Spécifique. Ce cadre vise des opérations plus avancées, notamment plus structurées qu’un simple vol de loisir.

À retenir simplement :

C0 à C4 = repères principaux pour comprendre la catégorie Ouverte. C5 et C6 = classes à connaître pour ne pas être surpris quand on parle de catégorie Spécifique, STS-01, STS-02 et CATS.

Mon drone n’a pas de classe : est-ce un problème ?

Certains drones anciens ou achetés avant la généralisation du marquage de classe ne portent pas de mention C0, C1, C2, etc. Ce n’est pas forcément bloquant, mais il faut comprendre dans quel cadre on se trouve.

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Moins de 250 g

Le cadre peut rester assez souple, proche de celui d’un C0. Mais si votre drone a une caméra, la question de l’enregistrement exploitant se pose quand même. Vérifiez dans la notice du fabricant si l’appareil est classifié comme jouet ou non : c’est ce qui peut déterminer l’obligation.

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250 g à moins de 25 kg

Le vol peut rester possible, mais dans un cadre plus restreint. Sans marquage de classe, les règles applicables dépendent du poids et de l’usage prévu. Mieux vaut vérifier précisément le régime avant de décoller.

⚠️

Dans tous les cas

L’absence de classe ne supprime pas les règles de zone, de hauteur ou de survol des personnes. Ces règles s’appliquent à tous les drones, avec ou sans marquage. La carte officielle reste indispensable avant chaque vol.

L’erreur à éviter

La classe du drone ne donne pas à elle seule le droit de voler partout. Un drone C0, C1 ou C2 peut être conforme et pourtant interdit de vol dans une zone donnée.

Avant de décoller, vérifiez toujours la zone de vol, la hauteur autorisée, la présence de personnes autour de vous et les démarches nécessaires.

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Ce qu’il faut retenir

La classe décrit le drone. C0, C1, C2, C3, C4, C5 ou C6 correspondent au marquage technique de l’appareil.
C0 à C4 concernent surtout les usages simples. Ce sont les repères les plus utiles pour comprendre la catégorie Ouverte.
C3 et C4, même masse maximale, usages différents. Le C3 embarque notamment l’identification directe à distance et la géovigilance. Le C4 vise plutôt l’aéromodélisme traditionnel, sans navigation automatique comparable à celle d’un drone caméra moderne.
C5 et C6 existent aussi. Ils concernent surtout les scénarios standard européens STS-01 et STS-02 en catégorie Spécifique.
La zone de vol reste indispensable. La carte officielle doit être consultée même avec un drone conforme.
AlphaTango, c’est quoi ? C’est le portail officiel de la DGAC pour les démarches drones en France, notamment l’enregistrement comme exploitant. Si votre drone a une caméra et n’est pas classifié comme jouet, c’est généralement là que vous vous enregistrez. La démarche est gratuite et se fait en ligne : accéder à AlphaTango.

Vous avez terminé le chapitre sur les classes du drone. Le prochain repère logique est de comprendre les sous-catégories de vol : A1, A2 et A3.

Article mis à jour en mai 2026. La réglementation drone évolue : vérifiez toujours les informations officielles avant de voler.
Sources : DGAC, DSAC, EASA, règlement délégué (UE) 2019/945 et règlement d’exécution (UE) 2019/947.