A1/A3, BAPD, CATS : comprendre le parcours de formation
Quand on débute avec un drone, on entend vite parler de plusieurs formations : A1/A3, BAPD, OPEN A2, CATS, parfois STS-01 ou STS-02. Au départ, tout cela peut sembler compliqué.
Pourtant, la logique est assez simple : on ne choisit pas une formation au hasard, comme si elles étaient indépendantes. On avance par étapes, en partant d’une base, puis en ajoutant une compétence selon son drone et son objectif.

La bonne question n’est pas seulement « quelle formation dois-je passer ? »
Mais plutôt : par quelle base dois-je commencer, puis quelle compétence ajouter selon mon drone et mon objectif ?
Dans cet article, on suit cette progression simplement :
La première marche : les règles essentielles de la catégorie Ouverte.
Le complément pour comprendre la météo, les performances du drone, les risques au sol et les conditions du vol en A2.
L’entrée dans la catégorie Spécifique, avec scénarios standard et formation pratique.
Avant de commencer : quelques mots simples à comprendre
La personne qui pilote le drone à distance. Même si le drone semble très automatisé, le télépilote reste responsable : choix du lieu, hauteur, sécurité, personnes autour, respect des zones et réaction en cas de problème.
La personne ou l’organisme responsable de l’utilisation du drone. Dans beaucoup de cas de loisir, le télépilote et l’exploitant sont la même personne. C’est pour cela qu’on dit : sur AlphaTango, ce n’est pas seulement le drone que l’on enregistre, c’est surtout l’exploitant.
Unmanned Aircraft System, ou système d’aéronef sans équipage à bord. Ce n’est pas seulement le drone : c’est l’ensemble du système — drone, radiocommande, écran, application, liaison radio.
Catégorie Ouverte
Elle correspond aux vols les plus simples et les moins risqués. C’est le cadre habituel du particulier ou du nouvel utilisateur : vol à vue, hauteur limitée, respect des zones, pas de mission complexe. Mais « ouverte » ne veut pas dire « libre partout » : une zone peut être interdite, limitée en hauteur, proche d’un aérodrome ou en agglomération.
La DGAC présente la catégorie Ouverte comme le cadre des opérations à faible risque, avec une formation A1/A3 en ligne, un examen de 40 questions, 75 % de bonnes réponses attendues, et des démarches gratuites en ligne.
Catégorie Spécifique
Elle concerne des opérations plus encadrées, souvent professionnelles ou techniques : scénarios standard européens STS-01 et STS-02, procédures, MANEX, formations pratiques et parfois démarches auprès de l’autorité. Pour un nouvel utilisateur, ce n’est généralement pas le point de départ.
Classes de drones : petit rappel utile
Les classes permettent de comprendre rapidement le niveau de risque lié au matériel :
- C0 — moins de 250 g ;
- C1 — moins de 900 g ;
- C2 — moins de 4 kg ;
- C3 — moins de 25 kg ;
- C4 — moins de 25 kg.
Ces masses ne sont pas là pour compliquer les choses. Elles rappellent une idée simple : plus un drone est lourd, plus les conséquences peuvent être importantes en cas de chute, de collision ou de perte de contrôle.
À quoi sert une formation drone ?
Une formation drone ne sert pas seulement à « avoir un papier ». Elle sert surtout à comprendre ce que l’on fait.
Un drone moderne est très facile à faire décoller : il se stabilise tout seul, filme en haute qualité, revient automatiquement au point de départ. Mais réglementairement, un drone reste un aéronef sans équipage à bord. Même petit, il évolue dans l’espace aérien, et il peut gêner d’autres aéronefs, tomber sur une personne, créer un danger près d’une route, ou filmer quelqu’un sans droit.
C’est exactement ce qui fait la différence entre un utilisateur improvisé et un télépilote prudent.
1. OPEN A1/A3 : la base pour commencer
L’OPEN A1/A3 est la formation de base pour voler en catégorie Ouverte. C’est souvent le premier examen que rencontre un utilisateur de drone. Il concerne principalement les drones de classe C1, C2, C3, C4, ainsi que beaucoup de drones de plus de 250 g sans marquage de classe.
Pour un drone C0, l’examen A1/A3 n’est généralement pas obligatoire, mais il reste fortement conseillé. Même avec un petit drone, vous devez respecter les règles de zone, de hauteur, de sécurité, de vie privée et de bon sens. Un drone de moins de 250 g peut être plus souple administrativement, mais il n’est pas invisible pour la réglementation.
Pourquoi commencer par A1/A3 ?
Parce que c’est le socle. Même si votre objectif est d’aller plus loin ensuite — vers le BAPD, le CATS ou une activité professionnelle —, il est logique de commencer par comprendre les bases : la hauteur maximale, la catégorie Ouverte, les sous-catégories A1 et A3, la distance avec les personnes, les zones interdites, la carte officielle des restrictions, la responsabilité du télépilote et la vie privée.
Qu’apprend-on dans la formation A1/A3 ?
La formation donne les bases pour comprendre l’environnement dans lequel un drone évolue. Elle couvre notamment :
- La sécurité aérienne : pourquoi un drone, même petit, fait partie d’un espace partagé avec avions, hélicoptères, secours ou aviation militaire.
- Les limitations de l’espace aérien : pourquoi certaines zones sont interdites ou limitées, et pourquoi un vol autorisé ici peut être interdit quelques centaines de mètres plus loin.
- Le cadre réglementaire : les grands principes européens et français, sans devenir juriste.
- Les limites des performances humaines : fatigue, stress, distraction, excès de confiance — l’erreur humaine existe même avec un drone automatisé.
- Les procédures opérationnelles : préparer son décollage, vérifier la météo, surveiller la batterie, garder le drone en vue, renoncer si besoin.
- Les caractéristiques des UAS : masse, comportement en vol, limites techniques, perte de signal.
- La protection des données : dès qu’un drone a une caméra, le respect de la vie privée s’impose.
- Les assurances et la sûreté : être couvert en cas de dommage, et ne pas survoler de sites sensibles.
Comment se passe l’examen sur AlphaTango ?
AlphaTango est la plateforme officielle française pour les démarches drone. C’est là que l’on crée son compte, que l’on s’enregistre comme exploitant, que l’on suit la formation et que l’on passe l’examen OPEN A1/A3.
Bon à savoir : la formation et l’examen OPEN A1/A3 sont gratuits. L’examen est un QCM de 40 questions, et il faut 75 % de bonnes réponses. En cas d’échec, vous pouvez le repasser. Une fois obtenue, l’attestation est valable 5 ans.
En France, il faut généralement avoir au moins 14 ans pour accéder à cette formation et opérer en catégorie Ouverte, sauf cas particuliers prévus par la réglementation, notamment sous supervision.
Point important : A1/A3 ne donne pas le droit de voler partout.
L’attestation prouve que vous avez acquis les bases. Elle ne remplace pas la carte officielle des restrictions UAS, les règles locales, les interdictions en agglomération, les règles de vie privée et de sécurité, l’obligation de garder le drone en vue ou la vérification de la météo. Elle ne transforme pas une zone interdite en zone autorisée.
Vol en agglomération : l’erreur fréquente
En France, en catégorie Ouverte, le vol de drone au-dessus de l’espace public en agglomération est interdit. Cela vaut même avec un drone de moins de 250 g, l’attestation A1/A3, le BAPD, des protections d’hélices, ou pour « juste une petite image ».
Un vol dans un espace privé peut parfois rester possible — par exemple dans son jardin —, mais seulement si les conditions sont réunies : accord du propriétaire, respect de la vie privée, hauteur adaptée, pas de débordement vers l’espace public, pas de survol des voisins, zone compatible avec la carte UAS. Le BAPD ou l’A1/A3 ne suppriment pas cette règle.
La DGAC signale sur sa page consacrée à la catégorie Ouverte que « les BAPD obtenus par déclaration sur l’honneur ne sont plus valides depuis le 1er janvier 2026 ». Si votre brevet a été délivré par cette voie transitoire plutôt qu’après le passage de l’examen OPEN A2, il ne vous couvre plus.
Le réflexe : vérifier l’état de vos attestations directement dans votre compte AlphaTango, et repasser l’examen si nécessaire. En cas de doute sur votre situation, la page officielle de la DGAC fait foi.
2. BAPD / OPEN A2 : le complément pour aller plus loin
Le BAPD signifie brevet d’aptitude de pilote à distance. Il correspond au complément de compétence nécessaire pour voler en sous-catégorie A2, principalement avec un drone de classe C2. La sous-catégorie A2 permet certains vols plus proches des personnes que A3, mais dans un cadre plus encadré.
Autrement dit, le BAPD est un niveau intermédiaire : on n’est pas encore dans la catégorie Spécifique professionnelle, mais on va plus loin que la simple base A1/A3.
En A2, on retient généralement : pas de survol des personnes non impliquées ; distance horizontale normale de 30 mètres ; possibilité de réduire à 5 mètres uniquement avec un mode basse vitesse adapté, activé, et un risque maîtrisé ; meilleure préparation de la zone ; compétence complémentaire BAPD / OPEN A2.
Si j’ai un drone C2, dois-je passer A1/A3 avant A2 ?
Oui. C’est un point important : avec un drone C2, il faut d’abord comprendre la base OPEN A1/A3. Ensuite seulement, pour utiliser ce drone en A2, on ajoute le BAPD / OPEN A2. Le BAPD ne remplace donc pas A1/A3, il vient en complément.
A1/A3 suffit
Drone C2 utilisé loin des personnes : l’attestation OPEN A1/A3 suffit.
A1/A3 + BAPD
Drone C2 utilisé en A2 : il faut A1/A3 et le BAPD / OPEN A2. La réduction à 5 m n’est possible qu’avec mode basse vitesse activé et risque maîtrisé.
Qu’apprend-on en plus avec le BAPD ?
Le BAPD va plus loin que l’A1/A3, avec une logique orientée gestion du risque : la connaissance météorologique (vent, rafales, visibilité), la performance du drone en vol (poids, vitesse, batterie, signal), et l’atténuation des risques au sol — c’est-à-dire réduire la probabilité ou la gravité d’un accident en choisissant une bonne zone de décollage, en prévoyant une zone de poser d’urgence, en adaptant la trajectoire ou en renonçant si l’environnement n’est pas sûr.
Ce que cela change concrètement sur le terrain — le même drone C2 en A2 plutôt qu’en A3 — est détaillé dans l’article sur les sous-catégories A1, A2 et A3.
Le programme officiel de l’examen
Le programme n’est pas laissé à l’appréciation du centre d’examen : il est écrit dans le règlement européen. L’épreuve comprend au moins trente questions à choix multiples, et elle vise à évaluer une seule chose — vos connaissances en matière d’atténuation technique et opérationnelle des risques au sol. Autrement dit : ce qui peut arriver aux personnes en dessous, et comment vous le réduisez.
Les questions sont réparties entre trois matières, et il n’y en a pas d’autres :
- La météorologie. Vent moyen et rafales, visibilité, température et effet sur les batteries, phénomènes qui rendent le vent imprévisible près du sol.
- Les performances de vol du drone. Masse, vitesse, autonomie réelle, comportement face au vent, portée du signal — et ce que la machine ne peut pas faire.
- Les mesures d’atténuation technique et opérationnelle des risques au sol. Choisir une zone de décollage, prévoir une zone de poser d’urgence, adapter la trajectoire, tenir les distances, et renoncer quand l’environnement ne s’y prête pas.
Il faut 75 % de bonnes réponses sur l’ensemble, soit sept erreurs au maximum sur trente questions. Il n’y a pas de note éliminatoire par matière.
Les trois conditions, dans cet ordre
Le règlement impose un ordre, et il ne se contourne pas :
- Avoir suivi la formation en ligne et réussi l’examen A1/A3.
- Avoir suivi une autoformation pratique, dans les conditions de vol de la sous-catégorie A3 — donc loin des personnes, à au moins 150 mètres des zones habitées.
- Déclarer cette autoformation sur l’honneur, puis réussir l’examen complémentaire.
Source : règlement d’exécution (UE) 2019/947, point UAS.OPEN.030.
Les conditions et l’examen
Pour obtenir le BAPD / OPEN A2, il faut généralement être déjà titulaire de l’attestation OPEN A1/A3, avoir réalisé une autoformation pratique, la déclarer sur l’honneur, et réussir l’examen complémentaire OPEN A2.
L’examen OPEN A2 est un examen théorique complémentaire de 30 questions, avec 75 % de bonnes réponses exigées, une durée maximale d’une heure, et une validité de 5 ans. Contrairement à l’A1/A3 gratuit, cet examen est payant : 30 €, réglés en ligne au moment de l’inscription. Il porte sur la météorologie, les performances du drone et les mesures d’atténuation du risque.
Où le passer : plus besoin de se déplacer. L’inscription se fait sur AlphaTango — compte personne physique, identité certifiée par FranceConnect ou déclaration sur l’honneur, attestation A1/A3 valide, 14 ans minimum. L’épreuve elle-même se déroule ensuite sur une plateforme d’examen dédiée, au choix en ligne avec surveillance à distance (caméra et micro enregistrés) ou en centre DGAC.
Vous disposez de deux mois après l’inscription pour passer l’épreuve. Le résultat tombe en cinq minutes en centre, sous 72 heures ouvrées en ligne.
Le BAPD ne donne pas le droit de voler partout.
Il ne remplace ni la carte UAS, ni les restrictions locales, ni l’interdiction de l’espace public en agglomération en catégorie Ouverte, ni les règles de vie privée et de sécurité. Il améliore vos possibilités, mais ne supprime pas les limites.
3. CATS : le passage vers la catégorie Spécifique
Le CATS est le certificat d’aptitude théorique de télépilote pour les scénarios standard européens, en catégorie Spécifique. Là, on change de niveau : on quitte les vols simples de la catégorie Ouverte pour des opérations plus encadrées, souvent professionnelles ou techniques.
Le CATS sert à prouver que le télépilote possède les connaissances théoriques nécessaires pour opérer dans certains cadres de la catégorie Spécifique. Il aborde des sujets plus avancés que l’A1/A3 : réglementation aérienne, performances humaines, procédures opérationnelles, risques au sol et en vol, connaissances générales UAS, météorologie et performances de vol.
Le CATS comporte 40 questions, se passe en salle Océane — un cadre d’examen plus formel que l’A1/A3 en ligne —, demande 75 % de bonnes réponses et le certificat est valable 5 ans.
Âge minimum : 16 ans révolus.
Pour opérer selon un scénario standard en catégorie Spécifique, l’âge minimal est de 16 ans — plus élevé que les 14 ans de la catégorie Ouverte.
Le CATS ne suffit pas à lui seul
C’est une erreur fréquente : avoir le CATS ne veut pas dire que l’on peut automatiquement faire toutes les missions professionnelles. Le CATS est une brique importante, mais il faut aussi regarder la catégorie d’opération, le scénario utilisé, la formation pratique, le matériel, les procédures, le MANEX, les déclarations ou autorisations et les règles de zone.
Pour opérer selon les scénarios standard européens, un télépilote doit aussi détenir une attestation de formation pratique délivrée par un centre de formation déclaré auprès de la DSAC, et connaître son MANEX.
Le manuel d’exploitation. Il décrit comment l’exploitant organise ses opérations drone : procédures, sécurité, préparation des vols, rôles, responsabilités, gestion des incidents, matériel, formation. Pour un particulier en Ouverte, ce n’est pas le sujet de départ. Pour un exploitant professionnel en Spécifique, c’est un document central.
4. STS-01 et STS-02 : de quoi parle-t-on ?
Un scénario standard est un cadre d’opération déjà prévu par la réglementation. Au lieu de construire une analyse de risque entièrement personnalisée, l’exploitant suit un scénario défini, avec des conditions, des limites et des mesures de sécurité déjà établies. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune démarche : l’exploitant doit respecter strictement le scénario, déclarer son activité lorsque c’est nécessaire, disposer des documents requis et vérifier les obligations propres à chaque mission.
En vue directe (VLOS)
Opérations en vue directe, au-dessus d’une zone contrôlée au sol, dans un cadre encadré. Réalisées avec un drone de classe C5. Forte similarité avec l’ancien scénario national S3.
Hors vue (BVLOS)
Opérations plus avancées, hors vue directe sous conditions, avec observateurs de l’espace aérien. Réalisées avec un drone de classe C6. Forte similarité avec l’ancien scénario national S2.
Formation pratique STS-01 / STS-02
Pour les scénarios standard, il ne suffit pas d’avoir la théorie : il faut aussi une formation pratique adaptée au scénario. C’est logique — on ne prépare pas de la même manière un vol simple à vue et une opération avancée avec observateurs. Le programme de formation pratique est différent entre STS-01 et STS-02, et l’attestation vaut validation d’aptitude pratique.
Pour quelqu’un qui veut développer une activité professionnelle, le bloc CATS + formation pratique STS-01 / STS-02 apporte une vraie montée en compétence : base théorique plus solide, compréhension professionnelle des risques, missions plus structurées, logique du MANEX, crédibilité auprès des clients. Mais cela implique aussi plus de responsabilités : on ne parle plus de quelques images de loisir, mais de missions préparées, documentées et encadrées.
5. Quelle formation selon mon drone ?
A1/A3 recommandé
Examen non obligatoire mais fortement conseillé. Enregistrement exploitant si caméra et drone non-jouet.
A1/A3 obligatoire
Premier vrai palier de formation pour beaucoup de drones grand public performants.
A1/A3, + BAPD pour l’A2
A1/A3 nécessaire. Pour voler en A2, ajouter le BAPD. Réduction possible à 5 m uniquement avec mode basse vitesse activé et risque maîtrisé. Sinon, usage en A3, plus loin des personnes.
A1/A3, cadre A3
A1/A3 généralement nécessaire. Drones plutôt associés à l’A3, loin des personnes.
Selon la masse
Moins de 250 g : cadre plus souple. Plus de 250 g : cadre plus restrictif, généralement A3. L’absence de marquage ne supprime jamais les règles de zone, de hauteur, de sécurité ni l’enregistrement si nécessaire.
Catégorie Spécifique
Changement de logique : CATS, formation pratique STS-01/02, classes C5/C6, MANEX, déclarations, procédures, assurance. Un vrai parcours de professionnalisation.
6. Où apprendre, et avec quoi
La question revient souvent : faut-il payer une formation pour réussir ? Pour l’A1/A3, non. Tout ce qu’il faut est publié par l’administration, et gratuit.
La plateforme officielle de la DGAC
C’est le point de départ, et il est souvent ignoré : la DGAC met en ligne la formation et l’examen A1/A3, gratuitement, sur une plateforme dédiée. On suit les modules à son rythme, puis on passe le QCM. Nombre de tentatives illimité. Tout se trouve depuis la page « Formation catégorie Ouverte » du ministère.
Les documents à télécharger
La même page donne accès aux supports que l’administration publie :
- Le guide DSAC catégorie Ouverte — le document de référence pour le loisir. C’est aussi le support officiel de révision de l’examen.
- Le guide DSAC catégorie Spécifique — utile seulement si vous visez le CATS ou les STS.
- Le guide du candidat à l’examen OPEN A2 — la marche à suivre détaillée pour l’inscription et le déroulé de l’épreuve.
- Des fiches pédagogiques complémentaires, plus courtes que le guide, pour réviser un point précis.
Deux supports que tout le monde jette
Ils sont pourtant dans le carton du drone, et le règlement les rend obligatoires.
- Le manuel du fabricant. Le règlement européen impose que le télépilote connaisse les instructions du fabricant — ce n’est pas une recommandation. C’est là que se trouvent les limites réelles de votre machine : vent supportable, autonomie, comportement en perte de signal.
- La notice d’information de l’AESA. Le fabricant doit la joindre à tout drone marqué d’une classe. Une page, qui résume les limitations et obligations applicables.
Un centre de formation, pour quoi faire alors ?
Pour l’A1/A3, il n’apporte rien que la plateforme ne donne déjà. Il devient utile ailleurs : pour l’autoformation pratique de l’A2 si vous préférez être accompagné, et surtout pour le CATS et la formation pratique STS, qui supposent un organisme déclaré. À ce moment-là, ce n’est plus du confort, c’est une obligation.
À noter : les 30 € de l’examen A2 peuvent faire l’objet d’une exonération pour les demandeurs d’emploi.
Le reste de la documentation officielle — textes européens, FAQ de la DGAC, cartes — est rassemblé sur la page Ressources.
Tableau récapitulatif
| Formation / examen | Pour qui ? | Ce que ça apporte | Coût indicatif | Validité | Cadre |
|---|---|---|---|---|---|
| OPEN A1/A3 | Utilisateurs, drones C1 à C4, drones sans classe de plus de 250 g | Bases : zones, hauteur, personnes, sécurité, responsabilité | Gratuit | 5 ans | Catégorie Ouverte |
| BAPD / OPEN A2 | Télépilotes avec drone C2 voulant voler en A2 | Complément A2 : météo, performances du drone, atténuation des risques au sol. Permet l’usage d’un C2 en A2 avec 30 m des personnes non impliquées, ou 5 m seulement avec mode basse vitesse activé et risque maîtrisé. | Payant : tarif indicatif souvent cité autour de 30 €, à vérifier | 5 ans | Ouverte, sous-catégorie A2 |
| CATS | Télépilotes allant vers la catégorie Spécifique | Théorie pour les scénarios standard européens | Payant, montant à vérifier à l’inscription | 5 ans | Catégorie Spécifique |
| Formation pratique STS-01 / STS-02 | Futurs télépilotes en scénarios standard européens | Aptitude pratique selon le scénario visé | Variable selon organisme | Selon cadre de formation | Catégorie Spécifique |
Important : les coûts sont donnés comme repères indicatifs. Ils peuvent évoluer. Il faut toujours vérifier les conditions exactes au moment de l’inscription.
Les erreurs fréquentes
Croire que moins de 250 g signifie aucune règle
Un drone C0 peut bénéficier d’un cadre plus souple, mais il reste soumis aux règles de zone, de hauteur, de sécurité et de vie privée. S’il possède une caméra et n’est pas un jouet, l’enregistrement comme exploitant peut aussi être nécessaire.
Croire que l’A1/A3 ne sert à rien si elle n’est pas obligatoire
Même non obligatoire, elle reste très utile pour comprendre les bases avant une situation compliquée : zone interdite, vol en ville, personne qui arrive, vent, hauteur limitée. Comme elle est gratuite et en ligne, c’est une bonne habitude à prendre dès le départ.
Confondre A1/A3 et BAPD
L’A1/A3 est la base. Le BAPD est un complément pour la sous-catégorie A2. On ne passe pas le BAPD « à la place » de l’A1/A3 : il vient en plus, pour certains usages avec un drone C2.
Croire que le BAPD autorise le vol en ville
Non. En catégorie Ouverte, l’espace public en agglomération reste interdit au vol de drone en France. Le BAPD ne remplace ni la carte UAS, ni les restrictions locales, ni les règles de sécurité.
Croire que le CATS suffit pour être professionnel
Non. Le CATS est une étape théorique importante, mais il faut aussi le cadre d’exploitation, la formation pratique, le MANEX, le matériel, les déclarations et les procédures. C’est une porte d’entrée, pas une autorisation générale de tout faire.
Questions fréquentes
Dois-je passer A1/A3 avec un drone de moins de 250 g ?
Pas toujours. Pour un drone C0, l’examen n’est généralement pas obligatoire, mais il est fortement conseillé, surtout au début. Il est gratuit, accessible en ligne, et aide à comprendre les règles de base.
Est-ce que l’A1/A3 est difficile ?
Non, l’objectif n’est pas de piéger les utilisateurs. Il faut lire les modules, comprendre les notions principales et répondre au QCM. Le plus important est de comprendre les règles que vous appliquerez réellement sur le terrain.
Est-ce que je peux repasser l’A1/A3 si j’échoue ?
Oui. En cas d’échec, vous pouvez le repasser. L’idée est de permettre d’apprendre et de progresser.
Le BAPD est-il obligatoire pour tous les drones ?
Non. Il concerne surtout les télépilotes qui veulent utiliser un drone C2 en sous-catégorie A2. Pour un drone C0 ou C1, ce n’est généralement pas le sujet. Pour un C3 ou C4, on est plutôt dans le cadre A3.
Le CATS est-il obligatoire pour faire des photos avec un drone ?
Pas forcément. Si vous volez en catégorie Ouverte, avec un drone adapté, dans une zone autorisée et en respectant les règles, le CATS n’est pas nécessaire. Il concerne la catégorie Spécifique, donc un cadre plus professionnel ou plus encadré.
Est-ce que je deviens professionnel avec le CATS ?
Non, pas automatiquement. Le CATS montre une compétence théorique pour certains cadres de la catégorie Spécifique. Mais il faut aussi une organisation, une formation pratique adaptée, des procédures, un matériel conforme et les démarches nécessaires.
Conclusion
Pour comprendre les formations drone, il faut retenir une progression simple.
Comprendre les règles essentielles de la catégorie Ouverte.
Comprendre la météo, les performances du drone, les risques au sol et les conditions du vol en A2 avec un drone C2.
Entrer dans la catégorie Spécifique, avec scénarios, procédures, formation pratique et vraie préparation de mission.
La formation n’est donc pas une contrainte inutile. C’est ce qui permet de comprendre ce que l’on fait, d’éviter les erreurs et de voler de manière plus responsable.
Le bon réflexe pour une personne qui découvre le drone :
Commencer par A1/A3, même si ce n’est pas obligatoire, puis aller plus loin seulement si le drone et le type de vol le justifient.
Pour aller plus loin
Vous connaissez maintenant le parcours de formation. L’étape suivante : bien préparer chaque vol sur le terrain — check-list, météo, batteries et vérification de la zone.
Préparer mon vol →
Article mis à jour en juin 2026. La réglementation drone évolue :
vérifiez toujours les informations officielles avant de voler.
Sources : DGAC, DSAC, EASA, règlement délégué (UE) 2019/945 et règlement d’exécution (UE) 2019/947.
